Coudre un pantalon a longtemps été pour moi une chose qui me paraissait hors de ma portée ! La braguette sous pâte me semblait être un Mont Everest que je n’étais pas prête à gravir.

Mais l’envie de tenter l’expérience me titillait de plus en plus… Je lisais les billets de blogs avec envie sans oser me lancer… puis je suis tombée sur plusieurs blogs qui parlaient avantageusement du patron du pantalon “Aime comme même pas peur” de Aime comme Marie et de sa braguette sous patte réalisable avec une facilité déconcertante. Mon Everest serait-il finalement atteignable ? Je me renseignais un peu plus sur ce patron et finis par en faire l’acquisition.

A la même époque, avait lieu le salon du tissu à Reims, où je me rends habituellement avec les copines du trico’thé de la Marne. L’occasion inratable pour acquérir le tissu adéquat pour réaliser ce fameux pantalon. Le tissu et la patron en poche, il m’en aura fallut pourtant du temps pour me lancer dans la réalisation… Je ne compte plus les mois qui ont séparé ces achats de leur couture. Ce sont finalement quelques jours de vacances qui m’ont décidé à me donner pour défi de réaliser mon pantalon. 3 jours d’affilée rien qu’à moi, à pouvoir m’étaler dans l’appartement comme bon me semble pendant que Monsieur était au boulot ! Je n’avais plus d’excuse.

Pantalon face.JPG

Pantalon profil.JPG

Pantalon dos.JPG

Et ces 3 jours n’ont pas été vains. Il m’aura fallut ni plus, ni moins que ces 3 jours (même si je n’ai pas fait que coudre) pour voir mon pantalon prendre forme. J’ai bien évidemment jouer du découd vite, mais mon pantalon ressemble vraiment à quelque chose. Les explications sont en effet claires puisque j’ai réussi ma braguette sous patte sans trop de difficultés.

L’avantage de se coudre son pantalon, c’est qu’on peut y mettre sa touche personnelle. C’est ce que j’ai fait en découpant ma ceinture intérieure et mes fonds de poche dans un tissu fleuri. Par contre, je n’ai pas thermocollé ma ceinture, même si j’aurais du. Je ne voulais pas que ce soit trop épais entre mes bourrelets, et finalement, elle fait plein de plis… et puis elle baille un peu dans le dos, même après l’avoir un peu retaillée en “V” dans le milieu dos.

Mon tissu n'étant pas élastique, c'est ce qui arrive quand on achête le tissu sans avoir le patron sous les yeux ! J'ai dû réduire mes marges de couture de 1 cm à 0.5 cm pour pouvoir rentrer dans mon patalon.

pantalon détail poche.JPG

Pantalon détail braguette bis.JPG

pantalon détail ceinture.JPG

Je suis assez fière de mon premier vrai pantalon. Il n’est pas parfait mais je l’aime comme ça. J’aime beaucoup sa coupe droite et ses poches, même si elles sont plus décoratives que pratiques. Peu profondes, on ne peut pas y mettre grand chose à part ses mains…

J’ai déjà le tissu pour me faire un deuxième pantalon, acheté d’ailleurs en même temps que le premier, mais je ne sais pas si je réutiliserais le même patron. Le “Aime comme même pas peur” a beaucoup d’avantages mais sa coupe est trop taille basse pour moi. Il aura eu moins le mérite de familiariser avec la couture d’un pantalon avec braguette sous patte, me donnant même l’envie de me coudre d’autres pantalons, et pourquoi pas d’essayer d’autres patrons.

Sans oublier que la couture de ce patron m’aura en plus permis de coudre un coupon qui trônait depuis longtemps dans mon stock de tissus, le faisant un peu diminuer... L’occasion de participer au défi déstockage de Tha'thilde, ainsi qu'au challenge de petitcitron qui a choisi pour thème en ce mois de novembre "coudre pour destocker".

 


Patron : Aime comme même pas peur, Aime comme Marie

Tissu : Cotonnade à fines rayures du salon du tissu de Reims


Mes autres cousettes